Carnaval l’excitation est à son comble dans les rues de la Cité du Gille à Binche.







murailles, binche ,






Le carnaval de Binche bat son plein vidéo ICI des 6h ramassage des gilles.
Reconnu depuis 2003 comme chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l’Unesco, le carnaval de Binche a été élevé au rang d’officier du Mérite wallon, le 23 février 2017.
Les festivités se déroulent en deux parties : le carnaval proprement dit et l'avant-carnaval, temps des « soumonces ». Le carnaval commence 49 jours avant Pâques et les soumonces six semaines avant les trois « jours gras ».

Le carnaval « de type binchois » se célèbre dans toute la Région du Centre, mais c'est à Binche qu'il demeure le plus codifié et le plus traditionnel. Les personnages principaux en sont les Gilles, qui dansent au son des airs traditionnels du carnaval, sons qui sont joués par une batterie (sorte de petite fanfare) composée de cuivres, de tambours (en général, on compte six tamboureurs par batterie) et d'une grosse caisse (parfois deux dans d'autres villes).

Le Carnaval de Binche reçoit la distinction du mérite wallon Après les ducasses de Mons et d’Ath, les échasseurs de Namur et Tchantchès à Liège, le Gouvernement wallon vient de décerner le Mérite wallon (rang d'Officier) au Carnaval de Binche.Les Gilles recevront cette distinction à l’occasion du Mardi gras 





Le costume de Gille provient d'un personnage de théâtre populaire au XVIIe siècle, les bosses en paille et la barrette s'inspirant probablement de la commedia dell'arte (un personnage de cette comédie aurait pu s'appeler Gille), puis se sont ajoutés des éléments ruraux (apertintaille, sabot) pour créer le costume actuel qui s'est embourgeoisé au XIXe siècle (masque, distribution d'oranges, produit de luxe à cette époque remplaçant le pain et les pommes)
Gilles portant le fameux chapeau de plumes
La fabrication du costume et de l’apertintaille est confiée au louageur (petite entreprise de confection qui les loue)

Le costume proprement dit se compose d'une blouse et d'un pantalon, tous deux confectionnés dans de la toile de lin. Ce costume est orné de 150 motifs (vingt lions héraldiques, blasons, couronnes, étoiles, drapeaux), de bande feutrée ainsi que d'un masque d'Arlequin. Ces ornements sont découpés dans de la feutrine de couleurs noire, jaune et rouge, couleurs du drapeau belge. Certains de ces ornements demandent jusqu'à quatre applications successives. La blouse est remplie de paille qui forme les "bosses" à l'avant et à l'arrière.
La collerette est portée aux épaules. Elle est confectionnée à partir d'environ 150 mètres de ruban plissé blanc, est bordée de dentelle ou de franges dorées et est agrémentée d'une cocarde blanche.
Les manchettes et les parements blancs du pantalon sont confectionnés de la même manière que la collerette.
L’apertintaille (prononciation : /a.pɛʁ.tɛ̃.taj/) est la ceinture de petites cloches (sept à neuf cloches selon les modèles) que porte chaque Gille à la taille. Il s'agit de toile rembourrée, recouverte de laine jaune et rouge. Le Gille porte également sur la poitrine un grelot, contre le plastron. Symbole populaire, ces sonnettes rappellent les sonnailles.
Les sabots de bois, symbole populaire, sont fabriqués dans du bois de peuplier et garnis d'accessoires en cuir (brides, plaques, courroies de renforcement et talonnettes) et de « renoms » (garniture en ruban plissé assorti à la collerette et aux parements).






Les chaussons sont portés pour le confort du pied. Ils sont fabriqués à partir de laine blanche et l'on veille à ne pas faire de couture, ceci afin de ne pas blesser le pied.


Le chapeau de plumes pèse de trois à quatre kilos. Huit à douze grandes plumes constituées de 240 à 290 petites plumes d'autruches blanches ou légèrement teintées sont nécessaires à la fabrication d'un chapeau d'un Gille. Cet ensemble de plumes est monté sur une « buse » en carton enveloppée d'une toile fixée à la colle forte et munie d'une jugulaire. Le chapeau est posé sur la barrette (bonnet de coton blanc) du Gille, elle-même serrée par un mouchoir de tête (mouchoir de cou en coton plié en carré). Le chapeau se porte l'après-midi du Mardi gras. Les Gilles sans chapeau portent uniquement la barrette et le mouchoir de tête, qui doivent normalement être portées en permanence pendant le carnaval.














Le masque de cire typique se porte le matin du Mardi gras. Binche a l'exclusivité de ce masque, protégé par l'Office européen des brevets (modèle déposé en 1985). Il ne peut donc être commercialisé ailleurs qu'à Binche.
 Le masque fabriqué dans l'atelier Pourbaix, dernier artisan binchois, est fait de toile de cire, décoré de lunettes vertes (mode au début du XXe siècle), d'une moustache, d'une barbiche et de favoris à la Napoléon III, représentation typique d'un bourgeois4.
Le panier se porte l'après-midi. Panier à salade en fer, il est remplacé par le panier d'osier tressé en 1880. Rempli d'oranges sanguines, le gille en lance entre 30 et 40 kilos dans la foule. Quand le panier est vide, il se porte renversé4.
Le ramon est un petit balai constitué de branches de bois assemblées avec des ligaments de rotin. Le Gille lance son ramon au passant qu'il désire saluer, puis le récupère en embrassant la personne à qui il a lancé son ramon.


Cuivre bollandistes a prêté au Musée des Arts anciens de Namur pour l’exposition «Vices et vertus ».

Saints, legends, devotions: Société des Bollandistes - since 1643.
Cuivre ayant servi à la gravure illustrant le dossier des Douze frères saints de Bénévent (Acta Sanctorum, Sept. t. I, 1746)
© Société des Bollandistes 

Aujourd’hui s’ouvre au Musée des Arts anciens de Namur (B), l’exposition «Vices et vertus». La Société des Bollandistes a prêté pour l’occasion un vers 1740, figurant la châsse (disparue) de saint Louis. Ce magnifique de style Renaissance, fabriqué entre 1542 et 1557 à partir de joyaux et de couronnes prélevés dans le trésor de la basilique de Saint-Denis, comportait sur ses flancs des statuettes de vertus, théologales mais aussi cardinales (comme la Justice, ici représentée à côté de la Foi et l’Espérance). Cette incorporation de symboles païens sur un objet sacré chrétien illustre bien la redécouverte de la culture gréco-romaine au 16e s. Elle montre aussi que, dans l’esprit du temps, ces vertus antiques apparaissaient indissociables du bon gouvernement, et que S. Louis, modèle par excellence du roi chrétien, en était naturellement doté. Cette châsse n’est plus connue que par deux gravures imprimées; le cuivre des Bollandistes est, à notre connaissance, le seul conservé.





La Société des Bollandistes
 est une société savante belge fondée au XVIIe siècle par Jean Bolland dont le but premier est l'étude de la vie et du culte des saints. Fondée à Anvers au temps des Pays-Bas espagnols, la Société des Bollandistes est la plus ancienne société savante toujours en activité en Belgique, et cela depuis sa création. Créée par Jean Bolland, la Société des Bollandistes regroupe des savants, exclusivement jésuites jusqu'en 2000, chargés d'étudier les vies, et plus généralement le culte, des saints chrétiens.




Un cuivre unique des Bollandistes
 Un cuivre unique des Bollandistes 'copperplate"


Today opens at the Museum of Ancient Arts of Namur, Belgium, the exhibition "Vices and virtues".
The Société des Bollandistes is a Jesuit research institute dedicated to the critical study of Greek, Latin, Oriental and vernacular hagiographic literature as well as to the history of the saints and their cults.


The Bollandist Society


lends for the occasion a copper plate, engraved around 1740, depicting the reliquary (lost forever) of St. Louis. This magnificent reliquary in Renaissance style, built between 1542 and 1557 from the jewels and crowns collected from the treasury of the Basilica of Saint-Denis, had on its sides the statues of the theological and cardinal virtues (such as Justice, here represented alongside Faith and Hope). The incorporation of pagan symbols on a sacred Christian object, illustrates the rediscovery of the Greco-Roman culture in the 16th century. It also shows that, in the spirit of the times, these ancient virtues appeared to be inseparable from good government, with which, St. Louis, the model par excellence of the Christian king was naturally endowed. Only two etchings are left from this reliquary. The copper plate, owned by the Bollandists is, as far as we are aware, the only one left.









Chant d'amour ancien renaissance ; avec Aquel Trovar (
A memorable song about human love
A memorable song about human love