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L'amour et vertus cardinales selon André Comte-Sponville philosophe écrivain français


  Birmingham Museum of Art
The en:Seven Virtues: Prudence, Justice, Faith, Charity, Hope, Fortitude, and Temperance and their representative Saints (Pesellino Shop, Birmingham Museum of Art)

Cardinal virtues La force d'âme1 (en latin fortitudo), ou courage, est (avec la prudence dans la philosophie d'Aristote,la tempérance et la justice) l'une des quatre vertus cardinales Une vertu cardinale est une vertu qui joue un rôle charnière « cardinal » vient du latin cardo qui signifie « charnière, pivot » dans l'action humaine, notamment dans la doctrine morale chrétienne, et déterminent les autres vertus. Elles sont au nombre de quatre et comprennent la prudence, la tempérance, la force d'âme et la justice. Elles ont été identifiées par Platon dans La République. Avec les trois vertus théologales, elles forment les vertus catholiques.


Selon le philosophe écrivain: ICI

 André Comte-Sponville.  

http://andrecomte-sponville.monsite-orange.fr/

Article click: "Les romans parlent de la passion, pas de l'amour" et ICI les vertus sont notre force .







Le courage


Capacité à surmonter la peur. Mais cette capacité ne devient une vertu qu’au service d’autrui ou d’une cause générale et généreuse .
Schéma d’Aristote
Lâcheté/ courage/ témérité
Témérité : le téméraire est trop insouciant de sa vie. Il est déraisonnable de la risquer pour des broutilles ou par pure fascination du danger.
Lâcheté : « plus grave des injures » selon Alain car on ne saurait sans courage, résister au pire en soi ou en autrui.


La prudence


La prudence est la disposition qui permet de délibérer correctement sur ce qui est bon ou mauvais pour l’homme et d’agir en conséquence comme il convient.[…]
L’homme prudent est attentif non seulement sur ce qui advient mais à ce qui peut advenir.
Le réel impose sa loi, ses obstacles, ses détours. La prudence est l’art d’en tenir compte : c’est le désir lucide et raisonnable.
Carte des vertus
La politesse est l ’origine des vertus (construction), la fidélité ; leur principe , la prudence leur condition.
Pour saint Thomas, la prudence est la vertu cardinale qui conduit les trois autres.
Pour Aristote, la rectitude des vertus morales dépend de la prudence.


La Justice

Etre juste, au sens moral du terme, c’est refuser de se mettre au dessus des lois (par quoi la justice, même comme vertu, reste liée à la légalité) et des autres (par quoi elle reste liée à l’égalité).
[…]La justice est cette vertu par laquelle chacun tend à surmonter la tentation inverse, qui consiste à se mettre plus haut que tout et à tout sacrifier, en conséquence, à ses désirs ou à ses intérêts.
La justice se tient dans la mesure que symbolise sa balance, autrement dit dans l’équilibre ou la proportion : à chacun sa part, ni trop, ni trop peu et à moi-même - par quoi la justice, malgré sa mesure ou à cause d’elle, reste pour chacun un horizon presque inaccessible - comme si j’étais n’importe qui.

- Justice et loi injuste : résistance
Quand la loi est injuste, il est juste de la combattre –et il peut être juste parfois de la violer. […] La morale passe d’abord, la justice passe d’abord, du moins quand il s’agit de l’essentiel, et c’est à quoi peut-être l’essentiel se reconnaît. L’essentiel ? La liberté de tous, la dignité de chacun, et les droits d’abord de l’autre.
Justice et loi injuste : équité
Aristote avait déjà montré que la justice ne saurait être toute entière contenue dans les dispositions nécessairement générales d’une législation. C’est pourquoi en son sommet elle est équité . « L’équitable, explique Aristote, tout en étant juste n’est pas le juste selon la loi, mais un correctif de la justice légale », lequel permet d’adapter la généralité de la loi à la complexité changeante des circonstances et à l’irréductibles singularité des situations concrètes.
L’équité est une vertu générale et complète, elle contient ou suppose toutes les autres . Aristote disait qu’on la considère « comme la plus parfaite des vertus, et que ni l’étoile du soir, ni l’étoile du matin ne sont ainsi admirables ».
- Justice et politique :
« La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique ». Pascal
L ’impuissance est fatale et la tyrannie est odieuse. Il faut donc « mettre ensemble la justice et la force» : c’est à quoi sert la politique, et qui la rend nécessaire.

Carte des vertus
Des quatre vertus cardinales, la justice est la seule sans doute qui soit bonne absolument. La prudence, la tempérance ou le courage ne sont vertus qu’au service du bien, ou relativement à des valeurs -par exemple la justice- qui les dépassent ou les motivent.
La justice n’est pas une vertu comme une autre. Elle est l’horizon de toutes et la loi de leur coexistence. Toute la valeur la suppose ; toute humanité la requiert. Non qu’elle tienne lieu de bonheur ; mais aucun bonheur n’en dispense.
La douceur et la compassion ne tiennent pas lieu de justice, ni n’en marquent la fin : elles sont bien plutôt son origine, et c’est par quoi la justice, qui vaut d’abord à l’égard des plus faibles, ne saurait en aucun cas les exclure de son champs ni nous dispenser vis à vis d’eux, du devoir de la respecter.





La tempérance


La modération dans les désirs sensuels.
Nous restons maître de nos plaisirs au lieu d’en être esclave. (Les plaisirs sont plus purs parce que plus libres).
La prudence appliquée aux plaisir : jouir le plus possible, le mieux possible, mais par une intensification de la sensation ou de la conscience qu’on en prend, et non par la multiplication indéfinie de ses objets.
Régulation volontaire de la pulsion de vie, une saine affirmation de notre puissance d’exister et spécialement de la puissance de notre âme sur les impulsions irraisonnées de nos affects ou de nos appétits.
La tempérance est un moyen pour l’indépendance
Schéma d’Aristote.
Intempérance /tempérance/ insensibilité
Carte des vertus :
Le dérèglement de tous les sens est son contraire. (cf. Rimbaud).
C'est une vertu cardinale : moins élevée que les trois autres. La prudence est plus nécessaire. Le courage et la justice sont plus admirables.

-Les débauchés sont tristes et les alcooliques malheureux . - André Comte-Sponville-te01

-L’intempérance est peste de la volupté et la tempérance n’est pas son fléau ; c’est son assaisonnement qui permet de savourer le plaisir en sa plus gracieuse douceur. - Montaigne-te02

-Tempérance est une vertu de savoir commander aux voluptés. - Ronsard-Des vertus intellectuelles et morales-te03



L'amour 



CLICK ICI 
Publications traitant du sujet:
  • -André Comte-Sponville, Le Sexe ni la mort : Trois essais sur l'amour et la sexualité, un essai publié en janvier 2012 par le philosophe aux éditions Albin Michel.
  • -André Comte-Sponville, L’Amour en quatre leçons de philosophie. Amour & Bonheur (DVD 1), Éditions Montparnasse, 2013 coffret 3 DVD






Amour et morale 

L'amour ne se commande pas, et ne saurait en conséquence être un devoir . Sa présence sur une étude des vertus devient dés lors problématique. [...] Nous n'avons besoin de morale que faute d'amour,et c'est pourquoi, de morale nous avons tellement besoin ! On ne commande que l'action, et cela dit l'essentiel : ce n'est pas l'amour que la morale prescrit ; c'est d'accomplir par devoir , cette même action que l'amour, s'il était là, aurait déjà librement accomplie . Maxime du devoir : « agis comme si tu aimais ».
La morale est un semblant d'amour : agir moralement, c'est agir comme si l'on aimait .L'amour est premier, non absolument sans doute (car alors il serait Dieu), mais par rapport à la morale, au devoir, à la loi.


Les trois éléments de l'amour

La langue grecque ancienne est également faite de nombreuses notions philosophiques.
 Ainsi, en grec ancien, il n'y a pas un seul mot pour décrire l'amour, mais quatre ; suivant l'ordre alphabétique grec, on a :
  • -Agapè (ἀγάπη / agápê) : l'amour désintéressé, divin, universel, inconditionnel
  • -Éros (ἔρως / érôs) : l'amour naturel, la concupiscence, le plaisir corporel
  • -Storgê (στοργή / storgế) : l'affection familiale, l'amour familial
  • -Philia (φιλία / philía) : l'amitié, l'amour bienveillant, le plaisir de la compagnie


Pour définir l'amour, il y a trois réponses qui s'opposent moins (quoiqu'elles s'opposent) qu'elles ne se complètent.


ἔρως ,eros amour,
1-Eros
Si tout désir n'est pas amour, tout amour (Eros) est bien désir : c'est le désir déterminé d'un certain objet, en tant qu'il manque particulièrement . L'amour écrit Platon, « aime ce dont il manque, et qu'il ne possède pas ». « Ce qu'on a pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l'amour » Socrate. Il n'est donc pas mauvais ou laid, précise Socrate, mais intermédiaire entre ces deux extrêmes, comme entre le mortel et l'immortel, l'humain et le divin [...].
Un manque satisfait disparaît en tant que manque : la passion ne saurait survivre longtemps au bonheur, ni le bonheur, sans doute à la passion. Une issue ' Platon en propose deux
« Par l'enfantement dans la beauté, selon le corps et selon l'esprit », autrement dit par la création ou la procréation, par l'art ou par la famille.
Par une ascension spirituelle, un parcours initiatique . C'est le parcours de l'amour, et le salut par la beauté [...]qui nous mènent à la religion.
Eros et les autres éléments de l'amour : Eros est le plus fort des trois éléments, en tout cas le plus violent, le plus riche en souffrances, en échecs, en illusions, en désillusions . Le manque est son essence ; la passion amoureuse, son sommet.






2-Philia
« Aimer, c'est se réjouir » Aristote.
Aimer un être, c'est désirer qu'il soit, quand il est (on ne fait autrement que l'espérer), c'est jouir de son existence, de sa présence, de ce qu'il offre de plaisirs et de joies .
Philia est l'amour joie, en tant qu'il est réciproque ou peut l'être : c'est la joie d'aimer ou d'être aimé, c'est la bienveillance mutuelle ou susceptible de le devenir, c'est la vie partagée , le choix assumé, la plaisir et la confiance réciproques, bref c'est l'amour action, qu'on opposera en cela à Eros (amour passion), même si rien n'interdit qu'ils puissent converger ou aller de pair.
Philia et les autres éléments de l'amour : L'amour de convoitise, sans être forcément coupable, est un amour égoïste : c'est aimer l'autre pour son bien à soi. L'amour de bienveillance ou d'amitié au contraire, est un amour généreux : c'est aimer l'autre pour son bien à lui.

3-Agape
« Agape ou la charité est l'amour transfiguré en vertu », comme dit Jankélévitch, ou plutôt c'est l'amour « devenu permanent et chronique, étendu à l'universalité des hommes et à la totalité de la personne », qui peut certes porter sur celui ou celle dont on est l'amant ou l'ami, mais qui s'adresse à tous les humains, bons ou méchants, amis ou ennemis, qui n'empêche d'ailleurs pas de préférer ceux là (quant à l'amitié) ni de combattre ceux-ci (si on peut les combattre sans haine : si la haine n'est pas la seule motivation du combat), mais qui introduit, dans les relations humaines, cet horizon d'universalité que la compassion et la justice suggéraient déjà, certes, mais surtout négativement ou formellement, et que la charité pour autant qu'elle soit possible, vient remplir d'un contenu positif et concret.
C'est l'acceptation joyeuse de l'autre, et de tout autre. Tel qu'il est, et quoi qu'il soit.



- Agapé et les autres éléments de l'amour : Il se peut qu'Agapé ne soit en vérité qu'un halo de douceur, de compassion et de justice, qui viendrait tempérer la violence du manque ou de la joie, qui viendrait modérer ou creuser ce que nos autres amours peuvent avoir de trop brutal ou de trop plein Il y a un amour qui est comme une faim, un autre qui résonne comme un éclat de rire. La charité ressemblerait plutôt à un sourire, quand ce n'est pas, cela lui arrive, à une envie de pleurer.
Cartes des vertus
La charité si elle est possible, se reconnaîtrait pourtant à ceci (par quoi elle dépasserait la compassion) qu'elle n'a pas besoin de la souffrance de l'autre pour aimer.